L’astuce de Socrate pour cesser les commérages

Allons, soyons honnêtes. En couple, nous parlons des autres. On parle des autres en bien, mais aussi (pour ne pas dire surtout), on parle des autres en mal. On se permet de juger la sœur. On fait référence à la bêtise du voisin. Dans tous les cas, aussi distrayant que soit le commérage, parler sur les autres n’ apporte aucune valeur ajoutée au couple.  Aujourd’hui, on s’arme pour se défaire de cette vilaine habitude!

La méthode pour un couple sans commérages

Selon LeDictionnaire, le commérage est un bavardage médisant. Faire du commérage, c’ est donc parler en dénigrant. Quand, on fait des commérages, on dit du mal sur les autres. Allez, entre nous, qui ne se laisse jamais aller au commérage? En fait, selon Jacques Salomé, faire des commérages, ou tout simplement faire référence aux autres, c’ est parler de nous. Hé oui, parler sur les autres est en fait un langage crypté pour exprimer nos propres besoins.

Même si on se rend bien compte que parler sur les autres, c’est très vilain et improductif, on se laisse aisément séduire par le commérage. On  propose un commérage  parce que l’ information est bien trop excitante pour la garder pour soi. On écoute et on participe au commérage parce que oui, la nouvelle est croustillante.

Aujourd’hui, nous gravons le test des trois passoires dans notre tête. Avec un peu de pratique, nous serons surpris de nous entendre parler de tout, sauf des autres. Le test des 3 passoires a donc deux répercussions positives. En plus d’ améliorer la qualité de nos échanges, nous sommes de meilleures personnes. 😉

Le test des trois passoires

Avant de parler sur les autres, posons-nous les questions du test des trois passoires.

1) La question de la vérité

Une relation de qualité suggère des informations de qualité

Avant de parler, nous devons nous demander si ce que nous nous apprêtons à dire est vrai. Oui parce que souvent nous répétons ce que nous a dit un tel. Parfois aussi, on brode soit même à partir de ce qu’on entend dire. Attention à notre imagination et à notre propension à l’ exagération qui sont fertiles quand on se lance dans des commérages.

Des aliments pourris, en donnons-nous à manger à notre partenaire? Non. Pourquoi? Parce que l’autre mérite ce qu’il y a de bon. En plus de ça, nous sommes de bien gentilles personnes. Jamais on ne donne à notre conjoint(e) une bonne soupe avariée.

Alors, pourquoi offrir à notre partenaire des informations pourries, inexactes? Qu’est-ce qu’on apporte à notre conjoint(e)?

Tout ce qui est faux, tout ce qui n’ est pas fondé, ne mérite pas que l’ on s’y attarde. Pourquoi perdre de précieuses minutes de notre temps avec des choses qui ne sont pas vraies? Ça n’ aucun sens.

2) La question de la bonté

Tout le monde aspire à être quelqu’un de bien. On admire tous Bouddha et on veut tendre vers sa sagesse. Dire ce que je m’ apprête à dire fera-t-il de moi une bonne personne?

Se rappeler du soutien reçu un jour aide à renoncer au commérage. Voulons- nous vraiment dire du mal de notre sœur? Notre sœur mérite-t-elle tous ces commérages à son propos? Elle qui nous a aidés il n’y a pas longtemps.

3) La question de l’utilité

Est-ce que ce que nous nous apprêtons à dire est susceptible de nous faire avancer dans la vie? Est-ce que ce qui est arrivé à notre sœur est une expérience qui peut nous profiter? Est-ce que ce que nous nous apprêtons à dire rend plus intelligent?

Bref, quel genre de discutions voulons-nous privilégier dans notre couple? Des discussions ayant un intérêt , ou des discussions basées sur de la méchanceté gratuite?

Finalement, nous avons tous une certaine facilité à parler sur les autres. On entend papa et maman le faire depuis le berceau, rien de plus normal! Pour des échanges de qualité, qui n’ est pas convaincu que les commérages sont à bannir? Pour cela, on doit se demander:

  • Est-ce vrai?
  • Est-ce une bonne action?
  • Est-ce utile?

Et vous,

Parlez-vous sur les autres?

2 commentaires sur “L’astuce de Socrate pour cesser les commérages

  1. J’ai bien aimé l’article! J’ai jamais vraiment été fan des commérages et j’ai même arrêté de parler à certaines personnes parce qu’illes ne faisaient que ramener des ouï-dires sur des situations dans lesquelles j’étais impliqué et avec lesquelles j’évitais de me prendre la tête inutilement. Ça me donnait toujours l’impression que ces personnes essayaient seulement de rajouter de l’huile sur le feu et elles ne m’aidaient très certainement pas. Cette fois, c’est mon conjoint (plus de 10 ans de relation) qui fait des siennes dans cette branche… Il a nouvellement fait la connaissance d’un voisin un peu commère et ne lâche pas de rapporter tout ce qu’il lui raconte sans savoir si c’est vrai. En temps normal, ça ne me dérange pas «trop», mais là, j’ai vraiment d’autres problèmes difficiles à gérer et c’est vraiment pas le moment… et ça me gonfle de plus en plus. Je cherchais conseil et je suis tombé sur ce merveilleux site et je compte bien lui faire lire l’article! Merci! 🙂

    1. Salut Coco ! Merci d’avoir pris le temps de commenter l’article.
      Oui, tu as raison. En couple, on a bien mieux à faire que de commérer, surtout quand on ignore si nos propos sont véridiques. En plus, parler sur les autres n’ est surement pas bon pour notre karma 😉
      De ton côté, avec tes problèmes, tu as surement besoin d’écoute, voir d’un environnement serein. Tu n’es pas favorable aux commérages, alors les écouter, c’ est frustrant. Ce qui est frustrant, est stressant. Tu ne trouves pas?

      Le blog n’est pas connu pour le moment alors ton retour me fait super plaisir.
      A bientôt!

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