Mots de réconfort, faites-vous ces 2 erreurs courantes?

Il arrive que notre conjoint(e) ne soit pas dans son assiette. Nous voulons tous l’aider à se sentir mieux. Mais la vérité, c’est que nous intervenons de façon maladroite. Étant de bonne foi, nous pensons que ce que nous disons vient en aide. Je vous propose ici de mettre le doigt sur deux maladresses courantes quand notre but est d’offrir des mots de réconfort à notre partenaire.

Mots de réconfort caducs

Quand notre conjoint(e) va mal, nous avons deux mauvaises habitudes qui n’apportent en rien des paroles de réconfort. Pourtant, notre intention est bonne! Mettons le doigt sur deux erreurs subtiles de communication dans le couple. Aujourd’hui, nous avons deux objectifs:

  • Mettre un terme à certains comportements que nous croyons efficaces.
  • Cerner davantage ce qu’est une vraie écoute

Sauf si nous sommes un communicateur habile, nous sommes tous concernés par les maladresses citées ci-dessous. N’hésitez pas, participer à la discussion dans l’espace réservé aux commentaires.  🙂

2 mots de réconfort à bannir

1. PO-SI-TI-VER

Souvent, nous minimisons ce que ressent notre conjoint(e). Nos mots de réconfort sont « mais, ce qui t’arrive, c’est trois fois rien. Je ne comprends pas pourquoi tu en fais toute une histoire. » Il nous arrive aussi de rappeler à notre partenaire qu’il/elle n’a pas à se plaindre de la vie. « On ne peut pas tout avoir, tu sais. Regarde autour de toi la vie est belle. Tu as de magnifiques enfants, un bon travail. Que te faut-il de plus pour être heureux? »

Ces deux comportements ne prodiguent en rien des mots de réconfort. Pourquoi? Parce que ces paroles n’invitent pas notre partenaire à s’exprimer et à comprendre ce qu’il/elle ressent. Par ces maladroits mots de réconfort , nous lui disons: la vie est dure pour tout le monde, cesse de te plaindre.

Au fond, comme mots de réconfort, nous suggérons à notre conjoint(e) de fuir ses blessures et ses problèmes. On est tous d’accord, chacun d’entre nous a son lot de mésaventures et de souffrance. Mais pensons- nous vraiment que renvoyer notre partenaire à ce qu’il elle a de beau dans la vie va le guérir de son malaise? Oui, pour un temps notre conjoint(e) relativise. Mais son malaise revient tôt ou tard puisqu’il n’est pas exprimé et reconnu.

2. Conseiller

En guise de mots de réconforts, nous sommes nombreux à fournir une liste de recommandations à notre conjoint(e). Tu es malheureux comme cela? Moi, je pense comme ceci . Fait comme ça, c’est ce que je ferais à ta place, c’est la seule solution. Avouons-le, nous sommes forts à donner des conseils en guise de mots de réconfort. Le problème, c’est que même si l’intention est bonne, les conseils ne vont pas aider notre conjoint(e) pour plusieurs raisons.

  • Nous ignorons ce dont l’autre a vraiment besoin.

Nous n’avons jamais vécu pareille situation. Il arrive que nous n’ayons aucune idée de ce que traverse notre conjoint(e) pour la simple et bonne raison que nous n’avons jamais vécu une telle situation. Comment pouvons-nous donner le moindre conseil dans ce cas? Souvent, on donne des conseils après s’être imaginé dans la situation de notre conjoint(e).

Et puis, si notre conjoint(e) sait bien que nous ne savons pas de quoi nous parlons, nos conseils n’ont aucune valeur à ses yeux. Nos mots de réconfort exaspèrent notre partenaire. Mais ça, à moins de nous le dire clairement, il elle le gardera pour lui elle.

  • Nous avons vécu une expérience similaire, mais pas identique.

Même si la situation de notre conjoint(e) s’apparente à quelque chose que nous avons vécu, rien n’est pareil. Ces mots de réconforts n’apportent aucune solution efficace. Ce qui a marché pour nous ne fonctionnera pas pour lui/elle. Ce que nous aurions dû faire à une époque, n’est pas forcément la solution pour notre conjoint(e).

  • Nous n’évoluons pas au même rythme que notre conjoint(e)

La plupart du temps, quand nous offrons un conseil, nous nous mettons dans la situation de notre conjoint. Nous imaginons le contexte tout en gardant notre conception, nos idées, nos sentiments. Nous ne sommes pas notre conjoint(e). Notre perception des choses n’est pas la même. Nos valeurs, nos principes, notre vision ne sont pas ceux de l’autre.

Nous vivons ensemble, mais cela ne veut pas dire forcément que nous avons le même niveau de maturité et d’ouverture d’esprit. Nous n’avons pas la même tolérance, la même compréhension des choses. Oui, notre partenaire écoute nos conseils. Toutefois, ce sont des mots de réconfort inutiles. Pourquoi? Parce qu’ il/elle sait que votre solution ne lui correspond pas.

Bref, les conseils ne sont en aucun cas des mots de réconforts appropriés

Ni positiver ni prodiguer des conseils remonte le moral de notre partenaire. Que nous dit notre conjoint(e) quand il/elle n’est pas dans ses baskets? On entend souvent de sa part un « je ne me sens pas super », ou encore  » ça va mal, il faut que je te parle ». Notre conjoint(e) ne nous dit pas « je veux que tu m’énumères tout ce que j’ai de beau dans la vie » ou encore « j’ai besoin d’aide ». Et si par hasard, notre conjoint nous demande de l’aide, ça ne consiste pas en des conseils.

En terme de mots de réconfort, notre partenaire n’attend qu’une écoute de notre part

Supposons un instant que pour nous ça ne va pas. Notre partenaire vient tout naturellement à notre rescousse. Imaginons notre partenaire nous dire ce qu’il ferait à notre place. Il/elle nous dit ce qu’il serait bon de faire. Ça nous saoule, non? Allons, soyons honnêtes. Quand il/elle commence à nous dire ce qui nous sauvera, l’autre ne nous réconforte pas durablement.

Les conseils nous exaspèrent parce que notre conjoint(e) ne cerne pas dans son intégralité tout ce que nous voulons dire. Il/elle n’a pas compris ce que nous ressentons. Souvent même, notre conjoint(e) est à côté de la plaque. D’ailleurs, on perd souvent tout intérêt à se confier quand on ressent le peu de sincère attention portée à ce qu’on ressent. Oui, parce que notre partenaire commence à faire des monologues. Maintenant il/elle nous raconte sa vie. Nous sommes en détresse, nous avons besoin de parler, MAIS nous sommes mis à l’écart. Nous écoutons de moins en moins l’autre qui nous conseille. Nous avons de moins en moins envie de parler de ce qui ne va pas.

À vous de participer à la conversation!

Êtes-vous du genre à suggérer de positiver dans la vie? Donnez-vous conseil sur conseil à votre partenaire? Comment faites-vous pour lui remonter le moral? Quels sont vos mots de réconfort?

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